Selon la Banque de France, plus de 700 000 ménages français sont malendettés à surendettés. Sur ce chiffre, environ 150 000 foyers sont dans une situation vraiment critique au point d’enclencher une procédure de désendettement auprès de la Banque de France.
Dans 86% des dossiers déposés auprès de la commission de surendettement, les crédits sans échéance (découverts, crédits renouvelables…) sont en cause. Ces crédits, communément appelés revolving, sont assortis des taux d’intérêt les plus élevés de toutes les catégories de crédit, sans même parler des primes prohibitives d’assurance dont ils sont assortis bien que réputées facultatives, et sont souvent utilisés en dernier recours pour financer le remboursement d’un prêt immobilier ou de prêts à la consommation surnuméraires, voire pour boucler tout simplement des fins de mois difficiles.
Pour éviter de tomber dans cette spirale infernale, depuis le milieu des années 90 en France, la pratique anglo-saxonne du rachat de crédit apporte une vraie bouffée d’air aux ménages français.
Cette technique bancaire consiste à globaliser l’ensemble des prêts en cours (crédits immobiliers, crédits consommation, crédits révolving, découverts…) en un seul et même prêt à échéance réduite. Le rachat credit est réalisé par un intermédiaire en opération de banque ( IOB ) autrement dit un courtier en rachat de crédit, spécialiste des situations délicates.
Lorsqu’il est interrogé, le courtier en rachat de crédit analyse préalablement la situation d’ensemble, en particulier financière, du ménage pour diriger ses recherches vers la formule de réaménagement de prêts qui répondra le mieux aux besoins et attentes de son client. Lorsqu’un prestataire en regroupement de crédits émet un avis de faisabilité, le demandeur doit fournir un ensemble de documents originaux pour monter le dossier définitif qui sera défendu par l’IOB. Le dossier est proposé aux établissements de crédit spécialisés en restructuration financière des particuliers qui acceptent ou non de racheter les crédits en cours en fonction des éléments à mis à leur disposition par l’IOB qu’ils ont mandaté. En cas d’accord, l’établissement de crédit et le prestataire se chargent des toutes les formalités de rachat des crédits en cours, ainsi que, le cas échéant, des pénalités pour remboursement anticipé. A l’issue de l’opération, l’unique mensualité du nouveau crédit sur-mesure est abaissée de 30 à 60% selon les cas en contrepartie d’un allongement adapté aux revenus du foyer de la durée d’amortissement.
