Les “intermittents” du spectacle, ce sont les techniciens, musiciens, danseurs, comédiens et autres professionnels du spectacle qui n’ont pas de CDI. Ils ont, au sein du régime d’assurance-chômage, un statut particulier. Ils sont la plupart du temps engagés en tant que salariés sur la base d’un contrat de travail à durée déterminée, mais leur prestation est temporaire.
Ces conditions d’engagement les amènent à alterner des périodes d’emploi et des périodes non travaillées de façon permanente : c’est la raison pour laquelle, on les appelle les intermittents du spectacle.
Ils représentent aussi un cas de figure atypique et surtout délicat en raison du caractère particulier de leur activité. Il faut savoir que les intermittents du spectacle sont rémunérés à la fois par le biais de leurs cachets qui font l’objet de contrats individuels et répétés, mais aussi par la caisse de chômage des intermittents du spectacle.
Leur statut très particulier leur permet donc de percevoir une indemnité de l’ASSEDIC pour les périodes chômées entre deux contrats s’ils ont exercé leur activité durant 507 heures dans les 12 derniers mois et sont arrivés au terme de leur contrat et, dernière condition, s’ils sont inscrits comme demandeurs d’emploi au Pôle Emploi.
Un intermittent du spectacle peut-il obtenir un rachat de ses crédits ?
La famille Martin connaît bien cette situation.
En effet, le neveu de Madame Martin, Frédéric, est âgé de 23 ans. Il est intermittent du spectacle en tant que régisseur depuis quelques années et s’occupe de la réalisation des spectacles dans les théâtres. Son épouse, Sara, est décoratrice d’intérieur en CDI. Ils remboursent actuellement un prêt immobilier pour leur petit deux pièces, un crédit à la consommation pour leur voiture et un revolving pour boucler les fins de mois difficiles.
Madame Martin est contrariée de voir son neveu dans cette situation difficile et conseille à Frédéric de s’adresser à un organisme spécialisé pour savoir si dans son cas un rachat de crédit est possible.
Frédéric contacte alors un intermédiaire en opérations de banque (IOB) qui lui expose les conditions requises pour obtenir ce rachat de crédits un peu particulier. Il lui explique qu’il doit avoir au minimum cinq années d’antériorité dans l’exercice de son métier, ce qui est le cas. Il constate que ses contrats sont réguliers et constituent la majeure partie de ses revenus, condition fondamentale pour l’obtention d’un regroupement de crédits, car le montant des indemnités du Pôle Emploi n’est pas pris en compte dans le calcul du montant des revenus. De plus, heureusement les salaires de Sara sont fixes et réguliers. Un autre critère fondamental retenu par les banques est le fait d’être propriétaire. Comme c’est le cas, son bien servira de garantie et il pourra ainsi bénéficier d’un réaménagement de prêts.
Enfin, les conditions étant requises pour obtenir un rachat de crédits, le courtier lui explique qu’il va effectuer, en ses lieu et place, toutes les démarches, remplir toutes les formalités ainsi que le montage et l’instruction du dossier de demande de refinancement mais jamais en décidant à sa place. Tous les encours actuels et les dettes de Frédéric vont être regroupés en un seul prêt dit « de substitution ».
Il n’aura donc plus qu’un seul et unique credit dont la mensualité globale sera diminuée en contrepartie de l’allongement de la durée d’amortissement et un seul interlocuteur. Il ne changera même pas de banque. Le courtier va également prévoir avec Frédéric une trésorerie, d’un montant déterminé et raisonnable, qui servira de réserve pour faire face aux imprévus futurs.
Grâce aux conseils de sa tante, Frédéric est soulagé. Malgré la conjoncture difficile pour lui, l’angoisse du surendettement, c’est fini !
