déc 26
En cas de problème d'endettement, pensez rachat credit

En cas de problème d'endettement, pensez rachat credit

Les difficultés financières des ménages malendettés qui ont cependant la chance de n’avoir pas connu d’accident de vie, sont souvent liées à l’accumulation excessive de plusieurs crédits à la consommation, dont les incontournables revolving, de façon quasi simultanée. De plus, ces prêts accordés par les établissements de crédit sont généralement accompagnés de taux d’intérêts élevés auxquels des primes d’assurance astronomique s’ajoutent, les rendant évidemment plus difficiles, même pour un ménage à revenus moyens, d’honorer.

Face à cette réalité et aux situations de surendettementqui s’en suivent, les intermédiaires en opérations de banque ( IOB ) ont cherché des solutions permettant d’éviter aux emprunteurs les plus solvables d’avoir recours aux Commissions de surendettement de la Banque de France et de leur permettre de rétablir leur situation financière par eux-mêmes sans faire supporter à quiconque leur problème. C’est ainsi qu’en collaboration avec un tout petit nombre d’établissements de crédit qui se sont déclarés intéressés, les intermédiaires bancaires ont lancé le rachat de créditsen France vers le milieu des années 90 alors qu’il était déjà utilisé depuis bien plus longtemps dans les pays anglo-saxons.

Presque confidentiel lors de son lancement, ce sont encore les IOB qui en ont fait leur cœur de métier, qui ont fait connaître le rachat de credit, cette solution financière innovante, aux consommateurs par la publicité et l’instauration de partenariats avec des agences bancaires notamment.

En une quinzaine d’années, ces experts du rachat credit ont fait considérablement progresser cette technique et le nombre d’établissement de crédits qui la pratiquent au bénéfice des emprunteurs à qui la concurrence très active qu’ils se mènent aujourd’hui profite. Les IOB eux-mêmes mettent en concurrence les partenaires financiers avec lesquels ils travaillent en toute indépendance pour obtenir à leur client les meilleures conditions possibles afin de mener leur mission à bonne fin car ils ne sont rémunérés qu’en cas de succès, c’est-à-dire l’accord de leur client sur le refinancement obtenu.

Aujourd’hui le regroupement de créditconnaît un véritable succès car ses utilisateurs, de plus en plus nombreux, apprécient le véritable service qu’il leur rend et le font savoir. On ne déplore quasiment pas de contentieux nés d’opérations de rachat de crédit nonobstant le nombre d’années d’antériorité. Un grand nombre des premiers refinancements réalisés sous cette forme est aujourd’hui entièrement soldé.

Ce succès a attiré la convoitise d’un grand nombre d’intervenants qui cherchent à bénéficier de la manne d’une manière qui n’est pas toujours très déontologique. C’est ainsi qu’à côté des véritables IOB, plus connus sous l’appellation de courtiers en rachat credit, on voit fleurir sur la toile des pseudos « comparateurs de rachat de crédit » et des « portails » édités par des entreprises commerciales -totalement étrangères au monde de la finance et du surendettement- dont le seul objectif est de draguer des internautes à la recherche d’un rachat de credit pour vendre leur demande à des IOB qui les démarcheront ensuite sans que ces internautes n’aient pu au préalable comparer leurs offres. Des intermédiaires d’intermédiaires en quelque sorte ! Qui plus est, ils n’apportent aucune valeur ajoutée si ce n’est leur rémunération. Ceux là ne sont pas soumis à la réglementation encadrant les IOB et n’offrent évidemment aucune garantie professionnelle aux internautes. Il faut être très prudent et ne s’adresser qu’à de véritables IOB dont on a préalablement vérifié la qualité et, pour plus de sécurité encore, préférer ceux qui sont membres des syndicats professionnels représentatifs : l’ Association Française des Intermédiaires Bancaires ( AFIB ) et le Syndicat des Intermédiaires en Opérations de Banque ( SIOB ).

Innovant et simple dans son principe, le rachat de credit est devenu un véritable outil de gestion budgétaire qui permet de piloter son endettement pour répondre à différentes problématiques financières sans déraper et tomber dans l’ornière du surendettement.

La première vocation du rachat de crédit est de corriger un endettement devenu insupportable parce que mal adapté au budget de l’emprunteur ou excessif par l’accumulation irraisonnée de crédits, voire le plus souvent à la suite d’une baisse de revenus consécutive à un accident de vie ou à un changement de situation personnelle ou professionnelle.

La technique du regroupement de crédits consiste à faire masse de tous les prêts en cours et même des dettes d’un emprunteur qui est remboursée par anticipation et en une seule fois au moyen d’un nouvel et unique emprunt souvent assorti d’un taux moindre que la moyenne de ceux dont étaient assortis les crédits consolidés et dont la durée d’amortissement est fonction du niveau de baisse de la charge de remboursement recherché.

Selon le montant des crédits et des dettes à consolider et en fonction de la situation de l’emprunteur, il existe plusieurs formules de rachat de crédits et en particulier :

- le rachat de crédit propriétairequi porte sur un rachat de prêt immobilier et/ou un rachat de prêt à la consommation, ce réaménagement pouvant être réalisé avec ou sans hypothèque;

- le regroupement de crédits consommation pour les propriétaires et les non propriétaires.

Le rachat de crédit immobilierest appelé ainsi puisqu’il consolide généralement un ou plusieurs prêts immobiliers outre des crédits à la consommation. Le rachat de prêt immobilier peut être garanti soit par une hypothèque soit par un cautionnement. On parle dans le premier cas de rachat de crédit hypothécaire et dans le second de rachat de crédit cautionné. Pour des montants relativement moindres, même en présence d’un solde de crédit immobilier, le prêt peut être obtenu sans garantie d’aucune sorte.

Le rachat de crédit consommation, dont le montant et la durée d’amortissement sont moindres que le rachat credit proprietaire, est consenti sans garantie.

Ces formules de rachat de crédit sont en principe accessibles à toutes les catégories socio professionnelles selon critères.

Le coût d’une telle opération bancaire est à apprécier par rapport aux avantages qu’elle procure ou aux difficultés et frais qu’elle évite en le rapportant à sa situation actuelle. Pour l’obtention d’un rachat de crédit, il faut compter des frais de dossier et de courtage, ainsi que, pour le rachat de crédit immobilier, soit des frais de notaire et d’hypothèque, s’il est hypothécaire, ou de société de cautionnement mutuel, s’il est cautionné. Bien entendu, il faut aussi prendre en compte dans ses calculs les intérêts courant sur une plus longue durée. En effet, pour abaisser le montant de la mensualité jusqu’au niveau souhaité ou nécessaire, il faut rembourser le capital moins vite, c’est-à-dire sur une plus longue durée, et cela génère plus d’intérêts, donc un coût total de crédit plus élevé.

Il est important cependant de rappeler que l’emprunteur n’aura à supporter ces différents frais -inclus dans le refinancement- que s’il obtient son rachat de crédit et seulement si les conditions de celui-ci le satisfont pleinement. Par ailleurs, le détail de tous les frais liés au refinancement et le coût total du rachat de crédit doivent être obligatoirement indiqués sur l’offre préalable de crédit qui, le plus souvent est assortie d’un délai de réflexion pour le rachat de crédit immobilier et d’un délai de rétractation pour le regroupement de crédits à la consommation.

déc 19
Le rachat de crédit immobilier permet de renégocier les conditions d'un prêt immobilier.

Le rachat de crédit est souvent considéré par le grand public comme une solution de dernière chance alors que le surendettement guette. En fait, si cela n’est pas complètement faux, cette vision des choses est très restrictive !

En effet, le rachat de crédit également connu sous le nom de renégociation de prêt s’avère être aussi une solution intéressante pour faire baisser le coût d’un crédit. Cela est particulièrement vrai lorsque le crédit en question est un crédit immobilier souscrit il y a quelques années lorsque les taux de prêt étaient au plus fort. Un exemple pour mieux comprendre : Il y a quelques d’années vous avez souscrit un prêt immobilier à un taux de 7,50%. Aujourd’hui, les taux oscillent entre 4,5 et 5,5 % selon les banques et les durées de remboursement. Sachant que la différence d’intérêt sur une grosse somme empruntée est importante, il peut être intéressant de renégocier son prêt à un taux actuel. Cela est vrai si la différence de taux est d’au moins 2% et que le prêt est jeune (moins d’années remboursées que d’années à rembourser).

En effet, sur un prêt immobilier la renégociation qui peut être réalisée « dans les termes du contrat », c’est-à-dire par la banque qui l’a consenti, doit prendre en compte les indemnités de remboursement anticipé ( IRA ) demandées par les banques prêteuses sur tous les prêts immobiliers, du moins à taux fixes. Cette indemnité est perçue en plus du capital restant dû sur le prêt à une date donnée et elle ne peut dépasser deux trimestres d’intérêts plafonnés à un maximum légal de 3% dudit capital (loi Scrivener).

Pour la renégociation de crédit immobilier hors contrat, c’est-à-dire par une autre banque que celle qui a consenti le prêt initial, à cette indemnité s’ajoutent les frais de dossier demandés par la banque racheteuse (en principe 1% ) et les frais de garantie (reprise d’hypothèque principalement). En cas de recours à un intermédiaire en opérations de banque ( IOB ), il faut également rajouter sa commission d’intermédiation négociable.

Si la différence de taux est supérieure ou égale à 2% et compte tenu des frais, la renégociation d’un prêt devient intéressante puisqu’elle va vous permettre d’économiser quelques milliers d’euros en fin de course sur le coût global du prêt immobilier.

déc 17
Le rachat de credit est ouvert au plus grand nombre.

Le rachat de crédit est un outil financier qui est utilisé par les anglo-saxons depuis de nombreuses années et qui, depuis son introduction en France il y a une dizaine d’année connaît un succès grandissant. Il consiste à rassembler tout ou partie des crédits en cours en un seul et un même crédit dont la durée d’amortissement a été déterminée en fonction de la réduction des mensualités souhaitée et des revenus de l’emprunteur.

Le but d’un regroupement de crédits est d’apporter une solution financière pratique aux budgets déséquilibrés mais aussi de permettre à des emprunteurs à taux élevés de renégocier un crédit à un taux plus abordable et compétitif pour payer moins d’intérêts. Il peut également permettre de réaliser un projet sans augmenter sa charge mensuelle de remboursement donc sans déséquilibrer son budget.

Le réaménagement de crédit s’adresse aussi bien aux entrepreneurs indépendants (artisans, commerçants, professions libérales, gérants ou pdg de sociétés), qu’aux salariés et aux retraités. L’emprunteur peut être propriétaire de son logement ou simple locataire, voire même hébergé par son employeur, la famille ou un tiers. Les personnes soumises à une interdiction bancaire ainsi que celles inscrites au FICP (Fichier des incidents de paiement des crédits aux particuliers) sont pas éligibles à un rachat credit sauf si elles sont propriétaires.

Les autres limites du rachat de crédit concernent les personnes qui ont déjà fait l’objet d’un refinancement de prêt. Ces personnes peuvent solliciter une seconde opération de rachat de crédits après un délai d’un an sous conditions que la première restructuration de prêts n’ait pas fait l’objet d’incidents de paiement et que le recours à de nouveaux crédits soit justifié.

Selon la catégorie des prêts rachetés et le montant du prêt de restructuration nécessaire, des garanties pourront être demandées. Généralement, les garanties sont exigées dans le cas d’un rachat de crédit immobilier et consistent en une prise d’hypothèque ( rachat de crédit hypothécaire ) ou d’un cautionnement mutuel ( rachat de crédit cautionné ).

Le rachat de crédit est pris en charge un Intermédiaire en Opération de Banque ( IOB ) qui s’occupe de toutes les démarches en vue de son obtention et des formalités administratives tant auprès de ses partenaires financiers auxquels il en présente la demande que, dans le cas d’un accord,des différents organismes prêteurs chez lesquels ont été souscrits les prêts à racheter. L’ensemble des frais afférents à l’opération de rachat credit est toujours globalisé dans l’offre de prêt.

« Précédents