Ce guide du rachat de crédit vous donnera quelques astuces pour réussir votre regroupement de prêts.
Sachez distinguer un rachat de crédit «immobilier» d’un rachat de crédit « consommation ».
Ce n’est pas la nature des prêts que ces formules de restructuration financière consolident qui les distinguent. En effet, un rachat credit immobilier peut être global ou ne porter que sur le refinancement de prêts à la consommation. A l’inverse, un rachat credit consommation peut consolider également un solde de prêt immobilier.
Ce n’est pas davantage le statut de l’emprunteur à l’égard de son logement : propriétaire, accédant à la propriété, locataire ou autres qui les distinguent. En effet, un non-propriétaire peut bénéficier d’un rachat credit immobilier s’il dispose d’une caution hypothécaire et un propriétaire ou accédant peut bien entendu souscrire un rachat credit consommation.
Ce qui distingue le rachat de prêt immobilier du regroupement de crédits à la consommation, c’est l’exigence d’une garantie ou non. La garantie est exigée pour les formules de rachat de crédit immobilier, globales ou pas, en raison de leurs montants importants et de leurs durées d’amortissement longues. La garantie exigée pour le rachat de prêt immobilier, global ou non, est soit une hypothèque de premier ou de second rang ou un cautionnement délivré par une société de caution mutuelle ( assurance ).
Les formules de rachat credit immobilier, globales ou non, bénéficient généralement des taux les plus compétitifs. Certains établissements de crédits spécialisés dans la restructuration financière pratiquent des taux différenciés sur la part de prêts immobiliers et celle constituée par des crédits à la consommation, dettes diverses, trésorerie et frais à l’intérieur du rachat credit global. Les conditions appliquées à l’opération peuvent même varier selon la proportion existant entre ces parts.
Toujours concernant les rachats de crédits immobiliers, il faut savoir que les conditions qui leurs sont appliquées et, en particulier, le taux, peuvent dépendre du « taux d’endettement » avant la restructuration. Moins l’endettement antérieur de l’emprunteur est important plus compétitifs seront les taux.
Il faut également savoir concernant le rachat credit immobilier que si, certains établissements de crédit acceptent les emprunteurs fichés au FCC ou au FICP, les conditions d’acceptation sont logiquement plus restrictives et les taux plus élevés que pour les non-fichés. Aussi, dans toute la mesure du possible, il est conseillé de se faire déficher avant de solliciter le rachat de ses crédits.
Que ce soit d’ailleurs pour un rachat credit immobilier ou un regroupement prêts consommation, lorsque l’inscription FICP ne provient que d’un seul créancier déclarant et que, par ailleurs, la situation de l’emprunteur s’est assainie depuis l’incident au point de le rendre éligible à un rachat credit, il est conseiller de prendre contact avec le créancier déclarant après avoir obtenu un accord de principe d’un établissement de crédit ( et non d’un intermédiaire en opérations de banque seulement ) sur sa demande de regroupement crédits sous réserve de la levée de l’inscription FICP pour solliciter qu’il fasse procéder à la radiation de son inscription en échange de l’engagement de voir sa créance remboursée par le rachat credit qu’il rendra ainsi possible.
Dans tous les cas où une restructuration financière s’impose à court terme, il plus judicieux de mettre tous les atouts de son côté. En particulier, il faut être attentif à la gestion de son ou de ses comptes bancaires dans les trois mois qui précèdent la demande de rachat credit. L’absence de rejets de prélèvements et, à fortiori, de chèques, ainsi que de commissions d’intervention constituera un point fort qui pourra être déterminant pour l’acceptation du refinancement sollicité. Il convient donc, dans cette perspective, de prendre ses dispositions pour optimiser ses chances d’obtenir le rachat credit indispensable à l’assainissement de ses finances et au rééquilibrage de son budget.