Pour réussir son rachat de crédit, il faut d’abord choisir avec beaucoup de sérieux l’ intermédiaire bancaire spécialisé en restructuration financière des particuliers auquel on le confiera. La profession d’ intermédiaire en opérations de banque ( IOB ), très répandue dans les pays anglo-saxons où elle prend le nom de brocker, est relativement peu développée et mal connue sous sa véritable appellation en France. Le grand public la connaît mieux sous la dénomination de « courtier en crédit » et, depuis quelques années, de « courtier en rachat credit ».
Outre les établissements de crédit eux-mêmes bien entendu, seuls les IOB sont habilités à présenter des opérations de credit et de rachat credit et à en faire la publicité dans les médias.
LE STATUT LEGAL D’INTERMEDIAIRE EN OPERATIONS DE BANQUE
Le statut d’IOB est défini par les articles L 519-1 et suivants du Code Monétaire et Financier. L’article 519-1 édicte : « Est intermédiaire en opérations de banque toute personne qui, à titre de profession habituelle, met en rapport les parties intéressées à la conclusion d’une opération de banque, sans se porter ducroire. » Cependant, il existe encore des officines « canada dry » qui ont le discours des intermédiaires en opérations de banque, notamment ceux spécialisés dans le rachat credit, et l’apparence de la respectabilité mais qui sont illégales et donc dangereuses pour le consommateur.
Le rapport du Conseil National de la Consommation relatif à la publicité sur le crédit à la consommation et aux crédits renouvelables, publié dans le Bulletin officiel de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes N° 13 du 5 décembre 2000 mettait déjà en garde les consommateurs : - “ la profession d’intermédiaire en opérations de banque est légale “. Depuis quelques années se développent des officines se livrant à des pratiques douteuses, voire illégales, en matière de propositions de prêts, et notamment de rachat de crédits, dans des conditions telles qu’il est parfois difficile de les distinguer de la pratique de gestion de dettes, activité interdite, sauf à certaines professions judiciaires réglementées. Ces officines, au statut parfois plus obscur que leurs pratiques, ne doivent pas être confondues avec les intermédiaires en opérations de banque, profession réglementée dont l’utilité n’est plus à démontrer. “ - ( … ) Il s’en suit, non seulement, une distorsion de concurrence préjudiciable aux IOB exerçant leur métier dans le respect des lois, mais surtout un préjudice énorme pour les consommateurs souvent trompés par des offres dont le caractère fallacieux est hélas trop souvent le prélude à une escroquerie. “( … )
En outre, sur Internet on trouve une pléiade de sites proposant des opérations de rachat de crédit qui ne sont pas édités par des IOB mais par des entreprises commerciales dont l’activité consiste à capter des demandes de regroupement de crédits pour les revendre à l’insu des demandeurs à plusieurs intermédiaires sans aucun contrôle du statut et des qualités professionnels de leurs vrais clients. Ces « vendeurs de fiches « ou « vendeurs de leads « qui n’ont pas le statut d’intermédiaires en opérations de banque ne répondent pas aux exigences posées par les loi et règlements en vigueur, ne disposant notamment pas d’une assurance de responsabilité professionnelle. Ils n’apportent aucune garantie aux internautes.
COMMENT S’ASSURER QUE L’ON A AFFAIRE A UN VERITABLE IOB ?
L’intermédiaire en opérations de banque doit :
- être immatriculé au Registre du Commerce et des Sociétés pour sa profession habituelle de courtier en crédit et/ou en rachat credit conformément aux dispositions de l’article 632 du Code du Commerce et des articles 34 & 35 du Code Général des Impôts.;
- être mandaté directement par un ou plusieurs établissements de crédits ( un engagement de collaboration avec un IOB ne suffit pas à le devenir ) qui garantissent sa probité et ses compétences.
- inscrit sur le fichier des démarcheurs bancaires ( FIDEM ) ;
- disposer d’une assurance de responsabilité civile professionnelle. Lorsqu’un IOB édite un site sur Internet, il doit faire figurer ces informations ( en indiquant notamment les noms et adresses de établissements de crédit qui l’ont mandaté ) dans les « Mentions Légales ». Les informations contenues dans le site doivent, en outre, respecter les exigences édictées par le Code de la Consommation en matière de publicité et notamment les dispositions des articles L.311-4, L.312-4 et L.321-2 qui imposent, lorsque l’IOB se réfère à des éléments chiffrés de donner un exemple contenant un certain nombre de données, telles que la durée, le TEG, etc. …
Il faut savoir que, depuis la Loi 2004-237 du 18 mars 2004 qui a transposé la Directive communautaire 2002/65/CE du 23 septembre 2002, la distinction entre démarchage et publicité s’est estompée sur Internet. En conséquence, les offres de crédit ou de rachat de crédits faites sur la toile peuvent être considérées comme des actions de démarchage et ceux qui les font doivent répondre aux conditions fixées par la Loi de Sécurité Financière N°2003-706 du 1er août 2003. Les sites des marchands de fiches doivent être zappés.
QUELLES SONT LES OBLIGATIONS D’UN IOB ?
L’article L.341-11 du Code Monétaire et Financier, les IOB les soumet à un Code de bonne conduite et, en particulier, à une double obligation d’information. Ainsi, que ce soit pour des opérations de credit ou de rachat credit, l’intermédiaire en opérations de banque doit
Ø S’informer de la situation financière de son client, de son expérience et de ses objectifs en matière de financement ;
Ø informer celui-ci de manière claire et compréhensible sur les produits et services proposés. L’IOB ne doit en aucun cas exiger ou recevoir des sommes, à quelque titre que ce soit, d’un client particulier pour la recherche d’un crédit ou d’un rachat de crédits. Sa commission d’intermédiation n’est exigible qu’en cas de bonne fin de sa mission de recherche de financement et à la mise à disposition de l’emprunteur des fonds après que toutes les formalités légales aient été respectées.
QUELS SONT LES SERVICES RENDUS PAR UN IOB ?
Le véritable intermédiaire en opérations de banque est le seul spécialiste indépendant du rachat de crédit. On peut, en ce qui concerne ce professionnel indépendant de la finance, parler d’ expert en rachat de crédit. Il est d’ailleurs à l’origine du développement spectaculaire du rachat credit en France et en reste le principal distributeur. Certains établissements de crédits de renom, spécialisés dans la restructuration financière par le regroupement de prêts, imposent le passage par un intermédiaire en opérations de banque mandaté par eux pour leur présenter une demande de rachat credit.
L’ IOB apporte à son client sa :
- COMPETENCE : Il maîtrise toutes les formules de rachat de prêt et de regroupement de crédits. Il en connaît les avantages et les inconvénients. Il informe son client en décodant les termes techniques et en explicitant les modalités d’acceptation et de mise en œuvre. Le consommateur a besoin de plus de transparence et d’une information plus claire. Il l’aide ainsi, en prenant en compte une multitude d’éléments (qualité du service, taux, souplesse, assurance, demandes de garantie…) à effectuer un choix judicieux pour réussir son rachat de crédits.
- CONNAISSANCE DU MARCHE : Il se tient constamment informé des évolutions du marché et des nouveautés des établissements de crédit en matière de renégociation de prêts et de rachat credit.
- PRATIQUE DES ETABLISSEMENTS DE CREDIT : Il connaît leur politique, leur approche spécifique et leurs exigences.
- FORCE DE NEGOCIATION : Le volume des opérations de réaménagement de crédits qu’il traite est un argument de poids auprès des établissements de crédits entre lesquels il fait jouer la concurrence.
- RENOMME : Il a établi des liens de confiance avec les partenaires, garants de sa probité et de sa compétence, avec lesquels il travaille qui lui valent une écoute particulière.
- DISPONIBILITE : Il prend en charge toutes les démarches et les formalités de la recherche de la meilleure offre de rachat de crédits, du montage d’un dossier optimisé et du suivi de l’instruction des demandes.
- REACTIVITE : A tout instant, il réagit aux demandes de ses partenaires et de sas clients afin de réduire les délais.
Grâce à ces services, le candidat à un rachat credit économise:
Ø DU TEMPS
Ø DE L’ARGENT
Ø DU STRESS
Et il OPTIMISE grandement vos chances d’obtenir son rachat de credit.
Qui plus est, si l’IOB ne parvient pas à obtenir le regroupement de crédit dont son client lui a confié la recherche ou si, l’ayant obtenu, ce dernier n’en est pas pleinement satisfait, alors tous ces services sont absolument GRATUITS !
En effet, l’IOB n’est rémunéré qu’en cas de bonne fin, c’est-à-dire s’il a obtenu le regroupement de crédits voulu par son client et que ce dernier l’ait accepté. Cette disposition particulière ( il y a peu de professionnels payés « aux résultats » en France ) présente le double avantage de motiver l’IOB à réussir et d’apporter au candidat au rachat credit une SECURITE TOTALE. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle un IOB n’aurait aucun intérêt à accepter la recherche d’un prêt de restructuration dont il saurait à l’avance qu’il n’a aucune chance de l’obtenir.
POURQUOI N’EST-IL PAS CONSEILLE DE FAIRE JOUER LA CONCURRENCE ENTRE LES IOB POUR OBTENIR LE MEILLEUR RACHAT DE CREDIT POSSIBLE ?
Il faut savoir que le marché du rachat de crédits, malgré un essor tout à fait considérable ces dernières années, reste encore ce qu’il est convenu d’appeler une « niche », c’est-à-dire un marché très ciblé où l’on trouve encore peu d’opérateurs. En effet, le nombre d’établissement de crédit spécialisés dans la restructuration financière des particuliers, qu’il s’agisse de rachat de prêts immobiliers ou de regroupement de crédits à la consommation, travaillant avec les intermédiaires en opérations de banque au niveau national ne dépasse guère la dizaine.
Les intermédiaires en opérations de banque font déjà jouer la concurrence entre ces établissements qui, pour éviter d’être saisis en même temps d’un grand nombre de dossiers de demande de rachat de crédits apportés par des intermédiaires bancaires différents pour le compte d’un même emprunteur, ont généralement posé une règle simple : premier arrivé, premier servi !
Comme dans toutes les professions, il existe divers niveaux de compétence chez les IOB. Outre cette qualité essentielle, celle du service distingue également ces professionnels entre eux. Dans le cadre de demandes multiples de rachat credit faites à plusieurs IOB en même temps, il faut donc espérer que le premier qui aura saisi ses partenaires et ainsi bloqué ses confrères est le meilleur et qu’il fera, s’il obtient plusieurs propositions, le meilleur choix pour son client ! Si le dossier de rachat credit est mal ficelé et bien qu’éligible aux critères d’un ou plusieurs établissements se voit opposer une fin de non recevoir, il faudra généralement attendre six mois avant de le faire représenter par un autre IOB. La règle du « premier arrivé, premier servi » incite certains IOB plus soucieux du quantitatif que du qualitatif à confondre vitesse et précipitation et ainsi à présenter à leurs partenaires des dossiers incomplets ou mal étudiés qui seront au mieux ajournés, s’ils sont les seuls à les avoir présentés, et au pire refusés.
Voilà pourquoi, il vaut mieux prendre un peu plus de temps au départ pour choisir le « bon IOB » qui vous permettra plus efficacement de faire jouer la concurrence par son intermédiaire. Ce choix pourra être objectivement fait à partir des différentes propositions de rachat de crédits que le panel d’IOB que vous aurez sélectionné vous soumettra avant que de confier à l’un deux, celui qui vous aura présenté celles vous correspondant le mieux et qui aura su vous expliquer pourquoi, la mission de présenter votre demande à ses partenaires.
COMMENT CHOISIR PRECISEMENT LE BON IOB ?
Tout ceci est bien joli me direz-vous, mais comment reconnaître le « bon IOB », trier le bon grain de l’ivraie ?
En tout premier lieu, il faut s’assurer que l’on a bien affaire à un véritable intermédiaire en opérations de banque dont le statut est régi par le Code Monétaire est financier.
Lorsqu’on recherche un tel professionnel sur Internet qui est aujourd’hui le moyen le rapide et le plus efficace pour obtenir des propositions permettant de les distinguer entre eux, il faut examiner attentivement le contenu des innombrables sites dédiés au regroupement de crédits pour s’assurer :
- De la qualité, de la richesse et ce l’honnêteté des informations qu’il contient. Par exemple : Si le site met avant une réduction de la charge antérieure de remboursement des crédits ( qui peut effectivement atteindre, voire même dépasser 60% selon les cas ), indique-t-il clairement la contrepartie en terme d’allongement de la durée d’amortissement du prêt de restructuration ? En matière de rachat de credit immobilier, si un taux est indiqué est-il précisé s’il s’agit d’un taux nominal ( ou de base ), c’est-à-dire hors frais et assurance, ou du TEG les incluant ? Est-il précisé, dans le cas d’un rachat credit à taux révisable, s’il s’agit d’un taux d’appel ( hors marge de l’établissement de crédit ) consenti sur une courte période en début de prêt ? Les avantages et inconvénients des taux révisables sont-ils expliqués ?
- De leur conformité aux exigences légales, notamment en matière de publicité.
- Que les « Mentions légales » contiennent bien les informations permettant d’identifier l’éditeur du site comme étant un véritable IOB : Nom, adresse et téléphone, Qualité, N° d’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés, Noms et adresses des établissements de crédit ( et non de confrères ou d’officines indéfinies ) qui l’ont mandaté, Inscription au FIDEM, Assurance de RC Professionnelle. Les mentions légales doivent, en outre, indiquer l’identité de l’hébergeur du site. Il conviendra singulièrement d’écarter systématiquement les sites des marchands de fiches qui cherchent seulement à obtenir des demandes de rachat credit pour les revendre à prix d’or à on ne sait qui.
De même, conviendra-t-il de se méfier des sites de rachat credit qui publient des annonces commerciales « concurrentes » ( genre adwords de Google ) vous renvoyant vers d’autres sites d’IOB ou de … marchands de fiches. Il est, en effet, intriguant qu’un professionnel fasse de la publicité pour ses concurrents !
Les meilleurs sites de rachat de crédits ne sont pas forcément ceux qui paient pour être placés en haut de page dans les « liens sponsorisés » ( entendez par là : position achetée aux enchères, c’est-à-dire au plus offrant ) ni même forcément ceux qui apparaissent naturellement en première page des réponses. Il faut prendre le temps de les visiter pour se faire une opinion.
Ensuite, c’est le contact humain qui fera la différence.
Le premier critère sera la réactivité des IOB que vous aurez retenus, c’est-à-dire le temps qu’il mettront à vous appeler, s’ils vous appellent, pour vous informer de la faisabilité éventuelle de votre demande de réaménagement de crédits.
Le second sera la qualité de leur écoute et de la prise en charge de votre problématique en vue de vous proposer des solutions véritablement adaptées à votre cas. Si compétents sur le plan de l’argumentaire de vente que puisse être les téléopérateurs des « call centers » ( usines sous-traitant des appels téléphoniques entrants et sortants à but commercial pour le compte de divers entreprises dans des secteurs variés ) auxquels certains IOB, généralement de dimension nationale, ont recours pour établir le premier contact et obtenir que leur soit confiés les dossiers de demandes de regroupement de crédits, ils n’ont pas la qualité requise pour cela. Le rachat de crédit ne se traite pas « informatiquement » comme le crédit car le scoring ne suffit pas à son évaluation.
Ecartez sans regret les structures qui vous garantissent d’entrée de jeu l’éligibilité de votre demande sans vous avoir posé d’autres questions que celles concernant votre identité, votre emploi, vos revenus et vos crédits, ainsi que la valeur de votre logement si vous êtes propriétaire et à la recherche d’un rachat de crédit immobilier.
Faites confiance à votre ressenti et écartez avec la même fermeté les bonimenteurs et ceux que vous ne sentez pas sans parvenir à vous expliquer pourquoi, surtout si –eux – n’ont pas su vous expliquer pourquoi les choisir ou en ont trop fait …. Les bons professionnels sont toujours gentils mais pas obséquieux ni théâtraux !
N’hésitez pas à poser des questions sur les formules de regroupement de crédits auxquels l’IOB vous assure que vous pouvez prétendre ( conditions d’éligibilité, durée, frais, taux et si variable, modalités de révision, indemnité éventuelle de remboursement anticipé, souplesse … ), sur ses références, sur les délais de traitement de votre demande et, surtout, sur le montant de sa commission d’intermédiation même si elle est incluse dans le refinancement. Les prix étant libres, vous serez sans doute surpris par les écarts constatés entre plusieurs IOB pour la même opération de rachat crédit. La fourchette des commissions d’intermédiation pour un rachat de credit d’un montant moyen se situe entre 5 et 6% ( cf « « le salaire du rachat de crédits sur le blog : http://rachatcredit.blog.capital.fr ). Paradoxalement, les plus grosses structures traitant les plus gros volumes sont souvent celles pratiquant les commissions les plus élevées sans que rien ne justifie cet écart. Ne perdez pas d’un côté ce que vous gagnez de l’autre !
Prenez donc le temps de la réflexion en comparant les propositions de regroupement de crédits qui vous sont faites par les IOB que vous aurez interrogés afin de ne confier votre demande qu’à un seul. Vous aurez toujours la possibilité au cas où il ne vous donnerait pas satisfaction, sans qu’il vous en coûte quoi que ce soit, de confier votre demande à l’un de ses confrères après lui avoir repris le dossier sans plus attendre. A ce sujet, si vous n’obtenez pas une réponse dans un délai raisonnable, changez d’intermédiaire bancaire sans hésiter. Les meilleurs sont les plus réactifs !
A titre de comparaison, réfléchissez au fait qu’il en est du rachat de crédits comme de l’immobilier, les meilleures ventes de biens sont réalisées avec des agences sélectionnées auxquelles les vendeurs ont confié des mandats exclusifs leur permettant de s’investir pleinement dans leur mission et de consentir les dépenses humaines et financières qu’elle exige pour aboutir rapidement.
Vérifiez enfin si l’IOB est membre de l’une des deux organisations professionnelles représentatives :
- L’Association Française des Intermédiaires Bancaires ( AFIB ).
- Le Syndicat des Intermédiaires en Opérations de Banque ( SIOB ).
Après quoi, vous verrez qu’il est beaucoup plus facile de sceller un contrat de confiance réciproque avec l’intermédiaire bancaire qui saura défendre votre cause parce qu’il y aura adhéré.
Of course, fuyez les officines qui vous réclameraient des frais ( à l’exception des timbres-poste pour les acheminements ) ou une provision au mépris de la Loi !

